LA FIBROMYALGIE OU LE SYNDROME FIBROMYALGIQUE.
- cptstulle19
- 11 mai
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Dernière mise à jour : 12 mai
A compter du 11 mai, la cathédrale de Tulle aura une illumination avec l’inscription « La France en Bleu – fibromyalgie ». Une initiative portée par la CPTS Cœur de Corrèze en lien avec la Ville de Tulle.
Pourquoi cette initiative ?
En France, on estime que 1,5 à 2 % de la population souffrirait de fibromyalgie avec trois fois plus de femmes que d’hommes. A l’échelle mondiale, ce sont les pays occidentaux qui sont les plus touchés. C’est une affection chronique caractérisée par des douleurs diffuses persistantes au-delà de trois mois avec une sensibilité à la moindre pression. Les douleurs sont toujours associées à des troubles du sommeil et à une sensation de fatigue intense dés le lever matinal. Ces symptômes ont pour conséquence une diminution fluctuante et propre à chaque malade de la capacité à effectuer ses activités de la vie quotidienne. Les patients ont une altération des voies de contrôle de la douleur au niveau du système nerveux central ce qui aboutit à une extrême sensibilité à la douleur avec une perception douloureuse de stimulations qui sont habituellement indolores et une perception anormalement importante des stimulations douloureuses. Sur le plan physiopathologique on sait qu’il y a le plus souvent une personnalité favorable du coté anxieux et un ou plusieurs gros stress qui ont décompensé les choses. Cela n’arrive jamais chez des gens « cools » avec une vie «tranquille». Le syndrome douloureux s’accompagne le plus souvent d’un syndrome neuro-végétatif avec une colopathie fonctionnelle, des paresthésies dans les extrémités, un syndrome des jambes sans repos, des céphalées de tension ou névralgies d’Arnold et des vertiges. Le diagnostic différentiel principal est une affection auto-immune caractérisée par une sécheresse diffuse des muqueuses nommée syndrome de Gougerot-Sjögren. La fibromyalgie, souvent assimilée à une affection psychiatrique (c’est dans votre tête !) est une maladie invisible donc difficile à diagnostiquer. Elle ne peut être reconnue par des marqueurs biologiques ou radiologiques. Au contraire, elle sera évoquée par la normalité de ces examens. Le diagnostic de fibromyalgie reste un «diagnostic d’élimination». En 1990, l’American Collège of Rheumatology avait proposé des critères diagnostiques qui sont utilisés depuis dans la pratique médicale courante avec notamment des douleurs ressenties à la pression sur au moins 11 de 18 points sensibles. Un auto-questionnaire de dépistage, le FIRST (Fibromyalgia Rapid Screening Tool) validé par la Société Française de Rhumatologie peut aider au diagnostic. Il n’y a pas, à ce jour, de traitement miracle. La prise en charge psychologique reste fondamentale ! On insiste sur la relaxation (sophrologie, yoga, hypnose,…) et l’activité sportive régulière. On prescrit souvent des antidépresseurs sérotoninergiques ou inhibiteurs de la recapture. Cette maladie est difficile à vivre car souvent incomprise par les proches, le milieu professionnel et les organismes sociaux. La recherche permettra sûrement d’avoir à court terme des traitements plus performants.






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